Kourani c. Canada (Citoyenneté et Immigration)
- Citation
- 2025 CF 1048
- Status
- Judgment
- Jurisdiction
- Canada
- Court
- Federal Court
- Decision
- 11 June 2025
- Posture
- Judicial Review – Immigration / Judgment on Application for Judicial Review
- Language
- French
More details
- Court
- Federal Court
- Decision
- 11 June 2025
- Posture
- Judicial Review – Immigration / Judgment on Application for Judicial Review
- Language
- French
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Professional case brief
Research organized from the available case record
01
Holding and result
The visa officer reasonably doubted the source and ownership of a $24,000 deposit given the timing and lack of transaction records, was entitled to discount unverified Lebanese assets based on country knowledge, and did not breach procedural fairness; the attempted fresh evidence was inadmissible and would not have changed the outcome, therefore the refusal was reasonable and the judicial review is dismissed.
Court disposition
Application for judicial review dismissed; no question certified.
Orders
- The application for judicial review is dismissed.
- No question is certified.
02
Material facts
Parties
SAHAD EL KOURANI
Applicant Counsel: Rym Jawad; RJK avocat inc.NADA BOUDOUN
Applicant Counsel: Rym Jawad; RJK avocat inc.AMAR BOUDOUN
Applicant Counsel: Rym Jawad; RJK avocat inc.MINISTRE DE LA CITOYENNETÉ ET DE L’IMMIGRATION
Respondent Counsel: Éloïse Eysseric; Procureur générale du CanadaAmounts and remedies
- Amount in Dispute: CAD 24,000
03
Procedural history
Posture
Judicial Review – Immigration / Judgment on Application for Judicial Review
04
Questions and positions
Legal issues
- 01
Whether the visa officer reasonably assessed the applicants' financial resources
- 02
Whether the visa officer relied on extrinsic evidence about conditions in Lebanon
- 03
Whether the visa officer breached procedural fairness
- 04
Whether fresh evidence may be admitted at the judicial review stage
Party arguments
- Applicant
- The applicant argued the visa officer ignored evidence on file, relied on extrinsic material about Lebanon and therefore breached procedural fairness; the applicant sought to introduce a La Presse article as fresh evidence.
- Respondent
- The respondent argued the officer reasonably doubted the provenance of approximately $24,000 in the sponsor's account, permissibly relied on country knowledge to discount unverified Lebanese assets, and that the fresh newspaper article was inadmissible at judicial review and would not change the outcome.
05
Court’s reasoning
Legal principles
- 01
Yuzer v Canada (Citizenship and Immigration), 2019 FC 781 paras 17–18
Decision‑makers may rely on their knowledge of country conditions when assessing credibility and documentary evidence
- 02
Federal Court jurisprudence
Fresh evidence not before the decision‑maker is generally inadmissible on judicial review where it pertains directly to matters in dispute
- 03
Canada (Minister of Citizenship and Immigration) v Vavilov, 2019 SCC 65
Reasonableness is the applicable standard of review for factual and credibility determinations by immigration officers
06
Ratio, limits and disposition
Ratio decidendi
The visa officer reasonably doubted the source and ownership of a $24,000 deposit given the timing and lack of transaction records, was entitled to discount unverified Lebanese assets based on country knowledge, and did not breach procedural fairness; the attempted fresh evidence was inadmissible and would not have changed the outcome, therefore the refusal was reasonable and the judicial review is dismissed.
Obiter and limits
- The officer's doubt about the provenance of funds did not imply belief in illegal activity.
- It was unlikely the sponsor amassed the sum within three months of arrival, absent transaction records or explanation.
- A newspaper article not before the decision‑maker cannot be admitted at judicial review to challenge credibility findings and would not prove the claimed funds.
Court disposition
Application for judicial review dismissed; no question certified.
- The application for judicial review is dismissed.
- No question is certified.
Source and reliance status
Federal Court · 11 June 2025
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Judgment reading view
Judgment text
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Federal Court
Judgment· 11 June 2025
Kourani c. Canada (Citoyenneté et Immigration) Base de données – Cour (s) Décisions de la Cour fédérale Date 2025-06-11 Référence neutre 2025 CF 1048 Numéro de dossier IMM-9493-24 Contenu de la décision Date : 20250611 Dossier : IMM-9493-24 Référence : 2025 CF 1048 Ottawa (Ontario), le 11 juin 2025 En présence de monsieur le juge Sébastien Grammond ENTRE :
SAHAD EL KOURANI
NADA BOUDOUN
AMAR BOUDOUN partie demanderesse et MINISTRE DE LA CITOYENNETÉ ET DE L’IMMIGRATION partie défenderesse
JUGEMENT ET MOTIFS (rendus oralement à l’audience le 11 juin 2025) [1] Madame El Kourani et ses deux filles, citoyennes libanaises, ont présenté une demande, respectivement pour un permis de travail ouvert et des visas de visiteuses. L’époux de Mme El Kourani, M. Boudoun, détient un permis de travail et est cuisinier dans la région de Montréal. [2] Un agent des visas a refusé ces demandes, parce que Mme El Kourani n’avait pas démontré qu’elle disposerait des ressources financières nécessaires pour assurer sa subsistance au Canada. [3] Madame El Kourani sollicite maintenant le contrôle judiciaire de cette décision, essentiellement au motif que l’agent aurait ignoré la preuve dont il disposait et se serait fondé sur une preuve extrinsèque. [4] À mon avis, il était raisonnable pour l’agent de douter de la provenance d’une somme d’environ 24 000 $ dans le compte de banque de M. Boudoun. Comme je l’ai expliqué à l’audience, cette remarque ne signifie pas que l’agent croyait que cette somme provenait d’activités illégales. Dans ce genre de cas, la crainte est plutôt que la somme n’appartienne pas véritablement à M. Boudoun et qu’elle ait été déposée temporairement dans son compte. En effet, il est peu vraisemblable que M. Boudoun ait amassé une telle somme à peine trois mois après son arrivée au Canada. De plus, M. Boudoun n’a pas présenté de relevé des transactions ni donné quelque
explication que ce soit quant à la provenance de cette somme. [5] Par ailleurs, l’agent a accordé peu de poids à diverses preuves concernant des actifs au Liban, parce que les déclarations notariées ne font pas l’objet de vérifications au Liban, que les actifs immobiliers y sont souvent surévalués et qu’il ne serait pas raisonnable de vendre maison et voiture afin de financer un séjour temporaire au Canada. [6] Madame El Kourani soutient qu’en tirant ces conclusions, l’agent des visas a enfreint son obligation d’équité procédurale puisqu’il se fondait sur des preuves extrinsèques concernant la situation au Liban. Je rejette cet argument. On s’attend à ce que les agents des visas se fondent sur leur connaissance des circonstances du pays où ils travaillent : Yuzer c Canada (Citoyenneté et Immigration), 2019 CF 781 aux paragraphes 17 et 18. En l’espèce, j’estime que l’agent n’a pas dépassé les limites de ce que la jurisprudence l’autorise à faire. De toute manière, la lettre notariée ne dit pas que le notaire a lui-même constaté que Mme El Kourani possédait une somme en argent comptant. [7] Devant cette Cour, Mme El Kourani a aussi cherché à déposer un article du journal La Presse concernant la difficulté de retirer de l’argent dans les banques au Liban. Une telle preuve est inadmissible à l’étape du contrôle judiciaire, car elle n’a pas été présentée à l’agent des visas et il ne
s’agit pas d’une preuve visant à donner à la Cour une meilleure compréhension du contexte de l’affaire. Il s’agit plutôt d’une preuve qui porte directement sur les questions en litige. De toute manière, je ne vois pas en quoi cette preuve aurait conduit à une conclusion différente. L’article de journal ne fait pas preuve des sommes que Mme El Kourani allègue détenir. [8] Ultimement, la question fondamentale est de savoir si Mme El Kourani a présenté une preuve suffisante qu’elle aurait les ressources financières nécessaires pour son séjour au Canada. Bien que le résultat ne soit pas celui que Mme El Kourani espérait, les motifs donnés par l’agent sont raisonnables. [9] Pour ces motifs, la demande de contrôle judiciaire est rejetée.
JUGEMENT LA COUR STATUE que: La demande de contrôle judiciaire est rejetée. Aucune question n’est certifiée. « Sébastien Grammond » Juge COUR FÉDÉRALE
AVOCATS INSCRITS AU DOSSIER DOSSIER : IMM-9493-24 INTITULÉ : SAHAD EL KOURANI, NADA BOUDOUN, AMAR BOUDOUN c MINISTRE DE LA CITOYENNETÉ, ET DE L’IMMIGRATION LIEU DE L’AUDIENCE : PAR VIDÉCONFÉRENCE DATE DE L’AUDIENCE : LE 11 juin 2025 JUGEMENT ET MOTIFS :
LE JUGE GRAMMOND DATE DES MOTIFS : LE 11 juin 2025 COMPARUTIONS : Rym Jawad Pour la partie demanderesse Éloïse Eysseric Pour la partie défenderesse AVOCATS INSCRITS AU DOSSIER : RJK avocat inc. Laval (Québec) Pour la partie demanderesse Procureur générale du Canada Montréal (Québec) Pour la partie défenderesse
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