Canada Judgment

Federal Court

Mawassi c. Canada (Citoyenneté et Immigration)

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01

Holding and result

The visa officer's refusal was reasonable because the officer rationally relied on the evidence that the family intended to remain until the end of the conflict, the proposed one-month duration was inconsistent with the stated purpose, and the applicants lacked sufficient ties in Lebanon; applicants failed to provide information that would undermine that view.

Court disposition

Judicial review dismissed; visa officer's refusal upheld.

Orders

  • The application for judicial review is dismissed.
  • No question is certified.

02

Material facts

Parties

FADIA MAWASSI

Applicant Counsel: Rym Jawad

FOUAD MAWASSI

Applicant Counsel: Rym Jawad

JANA MAWASSI

Applicant Counsel: Rym Jawad

ALI MAWASSI

Applicant Counsel: Rym Jawad

LE MINISTRE DE LA CITOYENNETÉ ET DE L’IMMIGRATION

Respondent Counsel: Suzon Létourneau

03

Procedural history

  1. Posture

    Immigration – Judicial Review of Visitor Visa Refusal / Final Judgment on Judicial Review

04

Questions and positions

Legal issues

Party arguments

Applicant
Applicants argued the officer misunderstood their motives (schooling for a Canadian child and temporary refuge from conflict), overlooked the recent birth of a child and mischaracterized the mother's employment/status, resulting in an unreasonable refusal.
Respondent
Respondent defended the officer’s decision as reasonable: applicants expressed intent to stay until end of conflict, proposed trip duration was inconsistent with stated purpose, ties and establishment in Lebanon were insufficient, and applicants failed to provide necessary information; Vavilov standard applies.

05

Court’s reasoning

  1. 01

    Canada (Minister of Citizenship and Immigration) v Vavilov, 2019 SCC 65, para 126

    Administrative decisions reviewed for reasonableness; court must assess whether decision can be logically supported by the evidence

  2. 02

    Federal Court judgment in this file

    Applicants bear responsibility to provide necessary information in visa applications; officers need not speculate where evidence is absent

  3. 03

    Canada (Minister of Citizenship and Immigration) v Vavilov, 2019 SCC 65

    Courts do not reweigh evidence or substitute their view for that of the decision-maker when assessing factual findings under a reasonableness standard

06

Ratio, limits and disposition

Ratio decidendi

The visa officer's refusal was reasonable because the officer rationally relied on the evidence that the family intended to remain until the end of the conflict, the proposed one-month duration was inconsistent with the stated purpose, and the applicants lacked sufficient ties in Lebanon; applicants failed to provide information that would undermine that view.

Obiter and limits

  • The Court will not reweigh evidence or entertain sympathy as a substitute for legal standard; asking the Court to reassess facts is impermissible under reasonableness review.
  • An officer is not required to mention or make assumptions about a newborn where the applicants do not provide clarifying information about the child's intended travel plans.

Court disposition

Judicial review dismissed; visa officer's refusal upheld.

  • The application for judicial review is dismissed.
  • No question is certified.

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Federal Court · 26 November 2025

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Federal Court

Judgment· 26 November 2025

2025 CF 1885

Mawassi c. Canada (Citoyenneté et Immigration) Base de données – Cour (s) Décisions de la Cour fédérale Date 2025-11-26 Référence neutre 2025 CF 1885 Numéro de dossier IMM-21738-24 Contenu de la décision Date : 20251126 Dossier : IMM-21738-24 Référence : 2025 CF 1885 Montréal (Québec), le 26 novembre 2025 En présence de monsieur le juge Sébastien Grammond ENTRE :

FADIA MAWASSI

FOUAD MAWASSI

JANA MAWASSI

ALI MAWASSI demandeurs et LE MINISTRE DE LA CITOYENNETÉ ET DE L’IMMIGRATION défendeur

JUGEMENT ET MOTIFS [1] Monsieur et Mme Mawassi sont citoyens libanais. Ils ont déjà séjourné au Canada; deux de leurs filles y sont nées et possèdent la citoyenneté canadienne. [2] Ils ont demandé un visa de visiteur, pour eux-mêmes et deux de leurs enfants qui ont la citoyenneté libanaise. Dans la demande, ils ont indiqué qu’ils souhaitaient séjourner au Canada pour une durée d’un mois. Ils ont invoqué deux motifs interreliés : accompagner Zeinab, leur fille canadienne qui souhaite s’inscrire à l’école au Canada et se mettre temporairement à l’abri du conflit qui sévit dans le sud du Liban. [3] Un agent a refusé leur demande, n’étant pas satisfait qu’ils quitteraient le Canada à la fin de leur séjour autorisé. Pour justifier cette conclusion, l’agent a fait remarquer que tous les membres de la famille souhaitaient voyager au Canada jusqu’à la fin du conflit, que la durée proposée du voyage n’était pas cohérente avec l’objectif d’inscrire Zeinab à l’école et qu’en raison de leur situation financière, M. et Mme Mawassi n’étaient pas suffisamment établis au Liban. [4] Les demandeurs sollicitent maintenant le contrôle judiciaire du refus du visa. D’entrée de jeu, il convient de préciser le rôle de la Cour lors d’une telle demande. La Cour doit décider si la décision prise par l’agent des visas est raisonnable, c’est-à-dire si elle peut logiquement se fonder sur la preuve dont

disposait l’agent. L’appréciation de la preuve comporte une marge de discrétion, et il appartient à l’agent d’exercer celle-ci. Lors du contrôle judiciaire, la Cour ne s’engage pas à nouveau dans cet exercice. En réalité, la Cour n’intervient sur des questions de fait que si l’agent des visas « s’est fondamentalement mépris sur la preuve qui lui a été soumise ou n’en a pas tenu compte » : Canada (Ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration) c Vavilov, 2019 CSC 65 au paragraphe 126, [2019] 4 RCS 653. [5] Les demandeurs soutiennent d’abord que l’agent a mal compris les motifs de leur voyage en mettant l’accent sur leur désir d’inscrire Zeinab à l’école au Canada. Or, l’agent a bien saisi la complexité des motifs du voyage lorsqu’il a noté que les parents voulaient inscrire leur fille à l’école et se mettre à l’abri du conflit au Liban. De plus, l’agent a raisonnablement tenu compte des motifs du voyage envisagé pour conclure que les demandeurs ne retourneraient pas au Liban à la fin du séjour autorisé. À ce propos, l’avocate des demandeurs a affirmé à l’audience qu’une fois arrivés au Canada, il serait légitime pour les demandeurs de changer leurs plans en fonction de l’évolution de la situation au Liban. Cela ne fait que renforcer le caractère raisonnable de la décision de l’agent. [6] Les demandeurs affirment également que l’agent a passé sous silence la naissance toute

récente d’une fille de M. et Mme Mawassi, qui ne demande pas de visa et qui, doit-on présumer, demeurerait au Liban en attendant le retour de ses parents. Or, la lettre de mise à jour se bornait à signaler la naissance du bébé, sans fournir aucune autre précision. En particulier, la lettre ne précisait pas si le bébé allait accompagner ses parents au Canada ou s’il demeurerait avec d’autres membres de la famille au Liban. Contrairement aux prétentions des demandeurs, l’agent n’avait pas à faire des hypothèses et n’avait pas à mentionner la naissance dans sa décision. Dans une demande de visa, il appartient aux demandeurs de fournir toute l’information nécessaire au traitement de la demande. [7] Les demandeurs s’en prennent également aux conclusions de l’agent concernant leur absence d’établissement au Liban. À ce propos, le fait que l’agent ait pu commettre une erreur quant au statut d’employée ou d’entrepreneure de Mme Mawassi est sans conséquence. La véritable question est plutôt de savoir si l’emploi ou le commerce des demandeurs au Liban constituerait un incitatif suffisant à quitter le Canada. À la lumière de l’ensemble du dossier, en particulier du fait que les demandeurs souhaitent venir au Canada pour échapper à la guerre, je ne suis pas convaincu que l’agent ait tiré une conclusion déraisonnable à ce sujet. [8] En somme, les demandeurs cherchent à attirer la sympathie

de la Cour afin que celle-ci soupèse à nouveau les facteurs pertinents et rende une décision différente. Ce n’est cependant pas le rôle de la Cour. Mon rôle se borne à vérifier si la décision de l’agent était raisonnable. Les demandeurs échouent à faire cette démonstration. [9] Pour ces motifs, la demande de contrôle judiciaire sera rejetée. JUGEMENT dans le dossier IMM-21738-24 LA COUR STATUE que 1. La demande de contrôle judiciaire est rejetée.

2. Aucune question n’est certifiée. « Sébastien Grammond » Juge COUR FÉDÉRALE

AVOCATS INSCRITS AU DOSSIER Dossier : IMM-21738-24 INTITULÉ : FADIA MAWASSI, FOUAD MAWASSI, JANA MAWASSI, ALI MAWASSI c LE MINISTRE DE LA CITOYENNETÉ ET DE L’IMMIGRATION LIEU DE L’AUDIENCE : Par visioconférence DATE DE L’AUDIENCE : LE 26 novembre 2025 JUGEMENT ET MOTIFS :

LE JUGE GRAMMOND DATE DES MOTIFS : LE 26 novembre 2025 COMPARUTIONS : Rym Jawad Pour les demandeurs Suzon Létourneau Pour le défendeur AVOCATS INSCRITS AU DOSSIER : RJK avocat inc. Laval (Québec) Pour les demandeurs Procureur général du Canada Ottawa (Ontario) Pour le défendeur

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Authorities

Authorities used by the court

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Canada (Minister of Citizenship and Immigration) v Vavilov, 2019 SCC 65, para 126

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